A Amandine.

A Amandine.
Si clair est le matin, ma douce Amandine, les mésanges le savent, elles qui jouent a cache-cache avec les scintillants voiles de la brise. Des voix d'enfants s'en allant heureux par les rues eclatent comme des carillons de cristall dans l'air diaphane. toi, souriante à la fenêtre, tu tends tes bras frêles vers la joie invisible de leurs poitrines frémissantes, et tes nerfs, sous les jeunes baisers du soleil adolescent résonnent comme des cordes de harpe! Ne te penche pas plus en avant dans l'embrasure, ma chérubine ! Tu risques de tomber dans l'abîme de mon c½ur, où seul, en ce printemps radieux, vêtue de zéphyr et de roses, règne Aphrodite, la grande, l'intraitable, l'invincible déesse de la beauté, de l'Amour et de la tendresse !

# Posté le lundi 29 octobre 2007 17:01

Modifié le dimanche 27 janvier 2008 11:18

Pas si bêtes, les bêtes !

Pas si bêtes, les bêtes !
Quelle pitié, quelle pauvreté, d'avoir dit que les bêtes sont des machines privées de connaissance et de sentiment, qui font toujours leurs opérations de la même manière, qui n'apprennent rien, ne perfectionnent rien, etc. !

Quoi ! cet oiseau qui fait son nid en demi-cercle quand il l'attache à un mur, qui le bâtit en quart de cercle quand il est dans un angle, et en cercle sur un arbre; cet oiseau fait tout de la même façon ? Ce chien de chasse que tu as discipliné pendant trois mois n'en sait-il pas plus au bout de ce temps qu'il n'en savait avant tes leçons ? Le serin à qui tu apprends un air le répète-t-il dans l'instant ? N'emploies-tu pas un temps considérable à l'enseigner ? N'as-tu pas vu qu'il se méprend et qu'il se corrige ?

Est-ce parce que je te parle que tu juges que j'ai du sentiment, de la mémoire, des idées ? Eh bien ! je ne te parle pas; tu me vois entrer chez moi l'air affligé, chercher un papier avec inquiétude, ouvrir le bureau où je me souviens de l'avoir enfermé, le trouver, le lire avec joie. Tu juges que j'ai éprouvé le sentiment de l'affliction et celui du plaisir, que j'ai de la mémoire et de la connaissance.

Porte donc le même jugement sur ce chien qui a perdu son maître, qui l'a cherché dans tous les chemins avec des cris douloureux, qui entre dans la maison, agité, inquiet, qui descend, qui monte, qui va de chambre en chambre, qui trouve enfin dans son cabinet le maître qu'il aime, et qui lui témoigne sa joie par la douceur de ses cris, par ses sauts, par ses caresses.

Des barbares saisissent ce chien, qui l'emporte si prodigieusement sur l'homme en amitié; ils le clouent sur une table, et ils le dissèquent vivant pour te montrer les veines mésaraïques. Tu découvres dans lui tous les mêmes organes de sentiment qui sont dans toi. Réponds-moi, machiniste, la nature a-t-elle arrangé tous les ressorts du sentiment dans cet animal, afin qu'il ne sente pas ? A-t-il des nerfs pour être impassible ? Ne suppose point cette impertinente contradiction dans la nature.

Mais les maîtres de l'école demandent ce que c'est que l'âme des bêtes. Je n'entends pas cette question. Un arbre a la faculté de recevoir dans ses fibres sa sève qui circule, de déployer les boutons de ses feuilles et de ses fruits; me demanderez-vous ce que c'est que l'âme de cet arbre ? Il a reçu ces dons; l'animal a reçu ceux du sentiment, de la mémoire, d'un certain nombre d'idées. Qui a fait tous ces dons ? Qui a donné toutes ces facultés ? Celui qui a fait croître l'herbe des champs, et qui fait graviter la terre vers le soleil.

# Posté le samedi 20 octobre 2007 04:55

Modifié le samedi 20 octobre 2007 05:09

La vitesse.

La vitesse.
Je crois que la principale erreur de notre temps, c'est de chercher en toute chose la vitesse. Non seulement la vitesse use les machines et consomme du mazoute bien plus vite qu'elle ne mutiplie les produits, ce qui fait qu'elle nous appauvrit, mais aussi elle abrutit les gens, qui seront bientôt conduits, par ce train des affaires, à la stupidité diligente des abeilles.

Suivez-les. Ils se lèvent en courant; ils se jettent de l'eau sur le corps et du café brûlant dans l'estomac, il courent dans l'escalier; ils courent dans la rue: ils montent dans la voiture comme à l'assaut, et, pendant que le moteur ronfle et que des gazs plus qu'indésirables s'en émanent, ils se précipitent sur le journal et le dévorent comme s'ils voulaient aussi rattraper les évenements; en cinq minutes, ils ont lu six pages; leurs yeux embrassent dix lignes à la fois; pendant le même temps, la voiture a bondi un carrefour à l'autre; elle s'arrête en grinçant, car il faut user très vite cette vitesse qui coûte si cher; ils descendent et s'enfuient vers leur travail; ils vont tout à l'heure surveiller des métiers, taper sur une machine à écrire, parce que la plume va trop lentement, hurler au téléphone, parce que les lettres arrivent trop tard. Ainsi jusqu'au soir, et encore le lendemain.

Il y avait pourtant des choes à voir à tout heure; car les saisons vont leur petit train, comme au temp des rois fainéants. Ce matin, un gai soleil dorait les toits de la ville; les collines qui ferment les rues étaient enveloppés d'une vapeur bleue; une giboulée séchait entre les pavés; les flaques d'eau brillaient comme des diamants; quelque chien philosophe trottait; la queue en l'air; quelques pigeons roucoulait; quelque chat cherchait sa route dans les gouttières; mais qu'ont-ils pu voir, ces hommes-abeilles, qui vont droit au but, en ronflant cmme des projectiles?

Ainsi les yeux ne voient plus les choses; ils ne voient plus que des résumés des choses, dans les journaux et dans les livres; les hommes avalent l'univers en pilules et la science en comprimés. Ils ne parlent plus, ils récitent. Les phrases sont frappées comme des monnaies et circulent de même. Celui qui essaie de réflechir senmble aussi bon enfant que celui qui voudrait troquer du blé contre du vin, au lieu de feuilleter le catalogue de son épicier. Nous pensons en course, sur circuit préparé. Si l'on veut vivre une vie humaine, et savoir comment le monde est fait, je crois bien qu'il faudra s'établir mendiant.

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 13:24

Modifié le vendredi 19 octobre 2007 14:15

Offrande Wallonne

Offrande Wallonne
La vallée ! Meuse et Sambre, T lumineux, mouvant et fidèle, c'est le pur lien, le signe chantant de l'existence wallonne. Quand on pense à la Wallonie, on évoque surtout ses eaux : on les voit sourde et briller, on les entend courir et s'engouffrer. Rivières claires et vives, bavardes et rapides, elles vont comme les libellules, s'élancent en jasant, heurtant les pierres, divaguent dans les prés, se glissent, contournent, s'amusent à faire gribouille sur la carte et se moquent des lourdes rivières flamandes qui, entre leurs fossés ou leurs digues, flânent à plein bords, englués de paresse et d'embonpoint. Pour unir toutes les régions Wallones, la Meuse a taillé de toutes ses eaux tumultueuses le roc ardennais et de partout, pour ainsi dire, ruisseaux et rivières lui amène l'hommage de tout les terroirs.

Toutes les eaux de Wallonie sont les vastes systèmes sensible inervé dans la chair wallonne : chuchote-t-on des mots d'amour au bord de la Lesse, aussitôt on les perçoits aux sources de l'Orneau comme dans le val fleuri de la Molignée, et il n'est pas jusqu'à Tournai qui ne tende l'oreille pour en saisir l'écho.

# Posté le vendredi 12 octobre 2007 13:12

Pas besoin de titre accrocheur puisque ça vient du coeur. <3

Pas besoin de titre accrocheur puisque ça vient du coeur. <3
La jour finit ; la soirée est douce, grise et voilée ; de fins brouillard d'automne baignent l'extrémité des canaux, les feuilles mortes dansent, dansent au rythme des vents. Je suis seul, je suis bien, je me laisserais bien emporter par ce vent d'est. D'autant plus que ... Je pens à elle. [...]

Je m'approche de l'eau, lentement j'y plonge le bout de mes pieds, l'eau est gêlé. Il faut bien refroidir ce corps tourmenté par cette être. Ca me donne des frissons mais à coups sûrs elle m'en a dejà procuré, ce n'est donc pas nouveau. Tout ce que je sais c'est que j'aime ça.

Il se met à pleuvoir, les premières gouttes ne me laissent pas indifférents ; je souris. Une fine rosée est venue se déposer sur mon visage.

Et c'est là que ce qui devait arriver, arriva... Un ' trop plein ' d'hormones se fit ressentir. [...] Je reçois ton message ! Ca me mets dans tout mes états. Alors qu'elle me tourmentait dejà j'en arrive à un point où ce qui c'est passé se définirait comme ... Une explosion d'amour? Elle est tout simplement extraordinerement exceptionnele, il y a des moments où il m'arrivait de me demander ... Et si c'etait un archange?

Quand tes mots me murmurent tout celà, que répondre ... Que je tombe. Rattrapes-moi. Tes bras. <3 OH OUI. [...] Je n'ai pas souvent sentit la chaleur de ton corps mais il me la faut. Toi ... TOI.

[Dans les derniers crépitements des bûches consummées, je l'imagine, cette fille aux milles et une façettes, toutes aussi surprenantes qu'alléchante. Ca me laisse une douce envie 'd'encore'.

Amandine, Amandine et Amandine...

# Posté le vendredi 05 octobre 2007 12:19

Modifié le mardi 13 novembre 2007 14:50